réalisateurs qui aspirent à réaliser leur premier long métrage. Mais avant de parler de ce dernier, il faudra d’abord passer par le court métrage en assistant à des séances de formation encadrées par plusieurs intervenants spécialistes dans le domaine de l’écriture, de la production etc.«L’ambition de Mediatalents est d’accompagner le développement de jeunes professionnels de la Méditerranée en créant des passerelles entre les deux rives afin de donner toute leur place à ces nouvelles forces créatrices», nous assure-t-on.
Il s’agit ainsi de permettre l’émergence de jeunes créateurs, cinéastes du sud de la Méditerranée, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, du Liban et d’Egypte. Cet atelier de formation se propose de les aider à parfaire leurs compétences artistiques et vise à faire émerger jusqu’à 12 talents méditerranéens en accompagnant le développement de leur premier projet de long métrage. L’appel à candidatures est du 15 juin au 8 juillet prochains. Plusieurs sessions mensuelles auront lieu en octobre, novembre et décembre prochains. La dernière session se terminera par la sélection de quatre projets/lauréats qui seront retenus pour participer aux 2ème et 3ème phases qui concernent, respectivement, la réalisation du court métrage retenu et l’écriture d’un long métrage qui durera quatre semaines.Plusieurs spécialistes du pourtour de la méditerranée feront partie de cette aventure pour former ces jeunes notamment au niveau de la sélection. Le président du jury serait le réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi. Le jury sera composé notamment par Farès Ladjmi de Tunisie, Nadia Cherabi, productrice et réalisatrice algérienne, et Lamia Chraïb du Maroc. Une petite incursion algérienne qui nous console faiblement de l’absence du pavillon algérien aux côtés de ceux de nos amis maghrébins.
Le Maroc est également présent à Cannes pour sensibiliser le monde du cinéma quant à la sauvegarde des salles de cinéma dans les pays maghrébins. «Depuis trois ans l’association Sauvons les salles de cinéma au Maroc s’investit de toutes ses forces dans la sauvegarde du patrimoine cinématographique marocain en collaboration avec les salles, la presse, les artistes», indique Tarik Mounim, président de l’association Sauvons les salles de cinéma au Maroc. Et d’ajouter : «Sans l’existence de ces salles, bien des films que nous aimons n’auraient pas pu se faire connaître, faute de lieux où voir le jour grâce à la lumière de l’écran. Le combat pour la sauvegarde des salles de cinéma au Maroc rejoint le combat pour ‘‘l’exception culturelle’’. La richesse du cinéma, ce qui le rend merveilleux et si proche de nous, tient en grande partie à la variété et l’authenticité des cultures dont il est issus.»Quand on compte le nombre de salles de cinéma que possède l’Algérie il y a de quoi réfléchir sincèrement et profondément à… en pleurer même !
H. M.
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Paru le 21 Mai 2011,